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13/10/2012

Entretien de Miguel Angel Perera dans Midi Libre

PERERA 1.jpgAlors qu'il sera présent ce soir à Béziers pour recevoir son Prix de triomphateur de la Feria suite à l'indulto de "Calabres" (Daniel Ruiz), Miguel Angel Perera s'est exprimé aujourd'hui dans Midi Libre.


Miguel Angel Perera: "Calabres était clairement un toro d'indulto".

 

PERERA 3.JPGToréer au dernier moment pour remplacer Enrique Ponce blessé et gracier un toro est une situation singulière ?

Intégrer un cartel par une substitution ne revêt aucune importance. Les toreros, nous aimons juste pouvoir toréer et prendre du plaisir dans le ruedo. Malheureusement, les indultos sont des moments peu fréquents. Mais tu en conserves toujours un souvenir agréable et rafraîchissant. 

Parler-nous de « Calabres »…

Je m’en rappelle parfaitement. C’est un toro avec beaucoup d’alergria qui a galopé dès son entrée en piste. Lors de la faena, il s’est amélioré constamment. Après un début standard, à la muleta, il est allé « a mas » jusqu’au bout. 

Est-ce vraiment un toro d’indulto car son comportement n’a pas été exceptionnel dans les 2 premiers tiers ?

C’est clairement un toro qui mérite de revenir au campo. Je ne crois pas qu’il était « abanto » (distrait) et qu’il a fuit au toril au moment de la pique. En fait, ses qualités l’ont conduit à courir sur toute la piste dès qu’il voyait une cape s’agiter. Du coup, nous avions du mal à le fixer au burladero et il a chargé la cavalerie dès son entrée en piste. 

PERERA 4.JPGVotre début de saison a été marqué par vos exclusions des Ferias, avec El Juli, suite au conflit entre les toreros (G10) et les empresas…

Ce fut une période très difficile car ces absences des grandes Ferias n’étaient pas liées à mes performances taurines. Je m’étais préparé mentalement à ses représailles et je savais qu’elles allaient m’affecter ainsi que les aficionados qui me suivent. Mais, j’ai essayé de conserver en permanence mon calme dans ces moments et j’ai toujours eu confiance pour la suite de la saison. Du coup, j’ai débuté la saison très motivé et avec beaucoup de fraîcheur. 

 

 

Votre geste d’Alicante, quand vous avez torée en balbutiant après un grave coup de corne, a marqué la saison. Où avez-vous puisé l’énergie pour poursuivre ce combat ?

On sait parfaitement que les blessures peuvent arriver à tout moment. Mais on ne peut pas vraiment se préparer à affronter ce type de situation. Cela dépend de la condition physique et de la force mentale de chacun. Ensuite, tu essaie de faire face du mieux possible malgré l’handicap de la cornada.  

 

PERERA 3.JPGDepuis le début de l’été, vous enchaînez les succès, comme en 2008 quand vous avez été désigné n°1 de la temporada…

Cette saison a marqué une évolution dans ma tauromachie et la corrida de Bilbao reflète parfaitement mon niveau de performance en 2012. C’est ma course, la plus complète dans une Feria très importante et télévisée. J’en ai recueilli des louanges unanimes. 

Espérez-vous que le triomphe de Béziers vous réouvre les portes des arènes françaises ?

C’est évident que cet indulto dans une arène de 1ère catégorie me permet d’espérer plus de cartels en France en 2013. Vous avez une philosophie que l’Espagne devrait prendre en exemple. Quand un torero, ou un éleveur, triomphe, vous le répétez la saison suivante. En revanche, si les choses se passent mal, il sera exclu. La France  sait récompenser les triomphes et avec la saison que je réalise, j’espère intégrer les grandes Ferias l’an prochain. 

 

Recueilli par Stéphan GUIN

PERERA 2.JPG

15:31 Publié dans Entretiens | Commentaires (0) |  Facebook | |

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