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23/11/2012

Entretien avec Alain Montcouquiol "NIMENO"

nimeno 1,nimeno 2,entretien alain montcouquiolAncien novillero, le frère et l’auteur de « recouvre le de lumières » évoquait l'a dernier pour Midi Libre, la trace laissée par Nimeno II à l'occasion de la célébration des 20 ans de sa disparition.

Comment expliquer que 20 ans après sa disparition, votre frère soit devenu à la fois une légende, un symbole et le pionnier des toreros français ?

Même si je ne suis pas objectif car l’affectif domine, je pense que Christian était un homme bien, droit. Il savait provoquer l’empathie et les gens lui témoignent encore leur amitié. C’est aussi le premier professionnel français qui a fait l’unanimité et obtenu de la légitimité dans cette passion, ce métier. Être français et vouloir être matador était une étrangeté. Il a du affronter ce scepticisme en France, en Espagne et en Amérique. Par ces actes, il a envoyé un message de bon sens, prouvant que la passion pour le toro n’était pas une affaire de nationalité. La passion et le courage sont des valeurs universelles. C’est le message qu’a laissé mon frère.

 


nimeno 1,nimeno 2,entretien alain montcouquiol Vous êtes l’auteur de « recouvre le de lumières », ce best –seller qui a dépassé les frontières de la tauromachie. Ce livre était une thérapie, vous qui aviez une relation fusionnelle avec Christian ?

Dans mon second livre « le sens de la marche », j’explique ma motivation, moi qui n’ai jamais rêvé d’écrire. Les deux enfants de Christian étaient encore très jeunes quand il est décédé. Et même si seulement ces deux lecteurs avaient lu ce livre, il était important qu’ils comprennent la passion et le parcours de leur père. 

D’où vient ce titre ?

Quand mon frère luttait pour sa vie suite à cette blessure, je me suis rappelé cette expression populaire entendue au Mexique. Quand quelqu’un a un souci ou un malheur, ils disent « pense fort à lui et recouvre le de lumières ».

Quel moment particulier retenez-vous de Christian à Béziers ?

Il reste de nombreux souvenirs de triomphes. Mais je retiens une anecdote du 24 juin 1972. Après une novillada sans picador à Béziers de Christian, tous les professionnels taurins français s’étaient donnés RDV devant les arènes au bar «  le plaza ». Nous sommes partis à 25 à Saint Sever dans les Landes pour réaliser le lendemain notre première « espontaneada » collective (saut en piste pour voler des passes au toro) car l’empresa refusait de programmer un français.

On vous dit heureux de l’hommage rendu par la Pena Nimeno II ce samedi après les incidents de Nîmes?

Son Président, Jean-Claude Carceller dit Pompon, était un aficionado simple et pur. Christian et moi avions beaucoup d’affection pour cette homme passionné. Je suis particulièrement touché par cet hommage de sa pena car c’est un acte simple, beau et gratuit. Notre passion est pure et porteuse d’intelligence. La continuation de ces valeurs portées par mon frère, m’emplit d’émotion. 

Saviez-vous que Nimeno II avait torée avec un Castella ?

Bien sur, j’ai offert à André Castella une photo d’Arles où il fait le paseo avec Christian et Dominique Vache notamment. Je l’ai souvent vu toréer et je me rappelle l’avoir vu couper deux oreilles d’un novillo de Tardieu à Nîmes. Les gens l’oublient mais André a toujours eu une grande aficion même s’il n’a pas pu faire carrière. 

Pensez-vous que Christian serait fier de son fils Sébastien Castella ?

Quand il a compris qu’il ne pourrait plus toréer, Christian me confiait qu’il espérait qu’on poursuive son œuvre. C’est le cas avec Sébastien Castella et Juan Bautista. Il serait fier d’eux. La tauromachie n’est pas une question de sang mais de cœur. C’est de la culture qu’il faut transmettre. Ces toreros comme les banderilleros doivent avoir conscience de ce qu’ils représentent. Alors que la corrida est attaquée, chacun a son rôle, des responsabilités dans cette chaîne du toreo, au delà de sa prestation sur le sable. Sébastien et Jean Baptiste sont de grands toreros qui ne doivent pas oubliés leur héritage pour le transmettre aux prochaines générations.

 

nimeno 1,nimeno 2,entretien alain montcouquiol

 

 

Commentaires

ALAIN....le titre de votre livre "Le sens de la marche"....se résume également pour TOUS ces engagements "un peu fou"...par tout simplement "DONNER DU SENS A SA VIE"...et j'admire tout autant ceux qui ont "essayés"....sans pouvoir y arriver !....Affectueuses Pensées à tous !

Écrit par : louirette | 29/11/2012

seño alain tal ves no me recuerde christian me dispenso su amistad aqui en mexico juntos pasamos mui bonitas anegdotas el me avia prometido la alternatiba la que yo queria que el me diera pero no fue posible quiero que sepa que guardo un grato recuerdo de el uno de mis hijos en honor de el lleva el nombre de christian de jesus mireles ramirez por la amistad que nos profesamos ahora yo quisiera conserbar algo de el si ase usted el favor mi gran amigo de ahora javier chopera con el que tengo contacto cuando viene para mexico le podra desir de como soy yo le escribi algunos poemas a christian entre otros de blanco y oro y a un torero amigo resibi de usted una carta ase 20 años i todavia la conserbo asi como sus recuerdos sin mas resiba un fuerte abraso de su sebidor esau marcos mireles

Écrit par : marcos mireles | 07/12/2012

j'ai été très ému de lire ces commentaires d'Alain. j'étais un Ami de Christian et d' Alain, mais la vie nous a fait nous perdre de vue. Christian est toujours dans mes pensées et mon coeur. J'aimerais tellement retrouver Alain. s'il le veut bien qu'il me contacte
Merci d'avance cordialement Alain du Vaucluse

Écrit par : ATORI Alain | 14/12/2012

Un grand Monsieur que j'ai connus a Nimes.
Au Cameroun ou je vis je pense a lui

Écrit par : ligny | 07/03/2013

Un grand Monsieur que j'ai connus a Nimes.
Au Cameroun ou je vis je pense a lui

Écrit par : ligny | 07/03/2013

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