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03/12/2012

TOP 10 des toreros: PACO OJEDA N°8

video paco ojeda,paco ojeda,biographie paco ojedaSi le nom de Paco Ojeda restera à jamais associé aux arènes de Séville et de Nîmes où il a joué ses plus belles partitions, le torero de Sanlucar de Barrameda doit une fière chandelle à Max Tastavy, empresa de l’époque des arènes de Béziers.

Lors de ses déplacements en Espagne, le Biterrois avait fait la découverte d’un inconnu dont le nom ne dépassait pas les frontières de l’Andalousie. Après un succès à Béziers en 1982, Paco Ojeda s’imposera dans toutes les arènes françaises et deviendra un révolutionnaire qui allait redessiner toutes les théories sur les terrains du toro et du torero.

Légitimement, Paco Ojeda peut revendiquer un statut équivalent à Juan Belmonte ou Manolete dans l’évolution du toreo.

Son style inspirera des générations de novilleros (Chamaco, Jesulin de Ubrique…) et on retrouve dans le toreo moderne toute la panoplie Ojediste : précisions des toques, immobilisme, qualité des remates qui permet aux Maestro de rester stoïque.   

 


Francisco Manuel Ojeda est né le 6 octobre 1954 à la Puebla del Rio, le village de Morante à une dizaine de kilomètres de Séville, mais déménagera en 1957 pour Sanlucar. Une légende accompagne le Maestro : il est né à l’air libre, il n’allait pas à l’école, il a travaillé dès son plus jeune âge comme ouvrier…

A 13 ans, il s’échappait pour toréer dans les campos des marismas et il débutera en habit de lumières en 1975 sous l’apodo « El Latero » pendant trois ans pour rendre hommage à son grand-père. Il débutera ensuite en piquée à un âge inhabituel (quasiment 24 ans !) en 1978  et son passage de novillero sera juste marqué par un triomphe à Sanlucar en 1978 et trois oreilles à Séville le 20 mai 1979. Il prendra l’alternative le 22 juillet de l’année suivante au Puerto de Santamaria des mains d’El Viti et de José Luis Galloso (toros de Carlos Nuñez).

Les contrats se font rares en début de carrière (17 corridas en 1980 et seulement 6 en 1981) et Paco Ojeda ne confirmera à Madrid que lors d’une corrida estivale, le 25 juillet 1982. Cette temporada 1982 et son solo à la Maestranza le 12 octobre où il coupera quatre oreilles, marqueront le début de la saga Ojeda.

Avec seulement 14 paseos, José Luis Marca, son futur beau-père, deviendra son apoderado et le Sanluqueño sera l’attraction de la tauromachie pour devenir numéro un de l’escalafon la saison suivante (84 corridas, 119 oreilles et 11 rabos) en ouvrant la Puerta del Principe et deux fois celle de Las Ventas.

1984 sera une temporada irrégulière marquée par une blessure en mai à Madrid mais son histoire d’amour avec Nîmes grandit après deux triomphes dont un solo historique. Il marquera une pause dans sa carrière début 1985 avant de faire son retour fin juillet pour un solo triomphal à Marbella et une faena historique à Malaga.

En 1986, il fera 46 paseos mais il souffrira beaucoup au cours de cette temporada : il reçoit un grave coup de corne à Lima et rentre en guerre avec la puissante « casa Chopera ». En 1987 (59 corridas), il renouvellera ses triomphes à Nîmes au lendemain de l’alternative médiatique de Camino et Litri et coupera sa temporada 1988 en juillet à Marbella. Les deux temporadas suivantes, ses interventions se résumeront à trois festivals.

Il fera son retour à Séville en 1991 dans une saison décevante à la Maestranza et Madrid même s’il obtiendra des succès importants à Nîmes, Cordoba ou le Puerto. En fin de temporada, il torée à cheval lors du traditionnel festival de Chinchon.

Il mettra fin à sa trajectoire à pied pour se lancer dans le défi du rejon en 1995 et prendre l’alternative dans ses arènes de Nîmes la temporada suivante. Il deviendra même n°1 de l’escalafon en toréant 110 corridas en 1998.

En 2001, Paco Ojeda fera un bref retour en habit de lumières à Lima le 25 novembre avant d’affronter, toujours à Acho, José Tomas en mano a mano. En février suivant, il confirmera son alternative à La Mexico avant de débuter sa saison espagnole qui se soldera par un nouveau triomphe à Nîmes.

Les vidéos de Lima ou de tentaderos plus récents montrent que la magie du toreo de l’idole de Nîmes restera toujours présente et le toreo mythique de Paco Ojeda n’a pas encore pris une ride…

20:35 Publié dans Histoire du toreo | Commentaires (1) |  Facebook | |

Commentaires

El senor Ojeda es el padre de la nueva tauromaquia moderna todos los toreros los as imitados en la forma de toreas si PACO OJEDA abrias matados los toros abrias sido el mas grande de la historia senor Ojeda es usted un GENIO

Écrit par : distinto | 09/09/2013

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