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14/08/2013

A la découverte du mythe Miura

entree miura.JPGCliquer sur photo pour découvrir album complet "Ganaderia Don Eduardo Miura".

Découvrir l’élevage de Miura produit une émotion unique.

Tous les aficionados qui ont écumé les plus belles fincas espagnoles, ressentent un sentiment spécial quand ils font face aux six cent hectares de Zahariche au bord de la route qui mène de La Campana à Lora del Rio à une cinquantaine de kilomètres de Séville.

DSC_0242.JPGL’impression d’être face à un mythe domine devant la célèbre entrée de la finca des frères Eduardo et Antonio Miura. Car Miura, c’est cent cinquante de tradition dans l’élevage du toro.


Quand Don Juan Miura achète du bétail à Antonio Gil et José Luis Alvareda en 1842, il va rajouter du sang Cabrera pour construire son élevage.

Depuis, ses héritiers n’ont jamais cédé aux modes de rafraîchissement pour conserver cette caste originelle, cette singularité de comportement et ce trapio impressionnant. Un élevage rustique, dans le respect des traditions, où éleveurs, mayorals et vachers se transmettent leur savoir de père en fils.  

Miura, c’est aussi un sang resté pur, ignorant les exigences des toreros et de la tauromachie moderne, pour conserver leurs origines intactes mélangeant les castes Cabrera, Gallardo et Vistahermosa.

DSC_0352.JPGEduardo et Antonio Miura qui dirigent la ganaderia depuis 1996 le revendiquent avec un discours bien rodé. 

Rester plus de 150 ans au top niveau avec le même sang est un véritable miracle alors que la consanguinité pourrait faire des ravages dans n’importe quel élevage.

Même si les Miura ont connu des périodes plus mitigées, comme récemment, s’il a ses partisans et ses détracteurs, aucun autre élevage ne peut se vanter d’une telle régularité au sommet.

Certains avancent que les Miura modernes sont plus dociles que ceux d’antan?

Du bout des lèvres, Antonio Miura consentait dans un entretien pour Midi Libre « que les éleveurs évoluent avec la tauromachie mais nous préservons les caractéristiques qui ont fait le prestige de nos toros en recherchant des toros difficiles et d’autres permettant le succès des toreros ».

Mais, pour conclure le débat, il vous claque « un Miura reste un Miura ».

Si certains voulaient en douter.

Cette conclusion sonne comme un rappel de la funeste légende de ces mastodontes au comportement retors. Jocinero, Perdigon et Islero n’ont-ils pas tué Pepete, El Espartero et Manolete et mis fin à la carrière (vie?) de Nimeño II?

 

Ci-dessous une magnifique photo réalisée par Gérard Laudinas lors d'un embarquement, publiée dans Midi Libre.

COULOIR MIURA.JPG

 

 

14:46 Publié dans Campo | Commentaires (0) |  Facebook | |

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