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17/04/2013

(Vidéo) Daniel Luque et un Parladé sauvent in extremis Sévilla de l’ennui

DSC_0245.JPGNouvelle déception à la Maestranza aujourd’hui avec une corrida d’El Pilar, cinquena, correctement présentée mais manquant de force, de race et de moteur.

Pendant six toros, les tendidos totalement remplis, sortaient de leur somnolence grâce à quelques éclairs de génie de Morante de la Puebla (ovation et silence) à la cape ou l’entrega et le métier de Miguel Angel Perera (salut et silence). Que retenir des six Pilar ?


DSC_0110.JPGLe Brindis du 4ème de Morante à Rivera Ordonez comme pour clore a polémique de 2009 suite à l'attribution du Prix des Art et des lettres à "Paquirri fils"?

 Une demi-douzaine de veroniques du Monstre de la Puebla au 1er manquant de fixité mais qui se révèle complètement « deslucido » lors du dernier tiers ?

A nouveau un passage à la cape important face au 4ème qui sera exagérément châtié et qui s’arrêtera systématiquement au second muletazo lors de la faena ?

 

DSC_0299.JPGL’envie de Perera qui se mettra à la nouvelle mode des figuras en allant chercher ses deux toros « a porta gayola » et qui réalisera deux faenas sérieuses et appliquées en s’appuyant sur sa technique sans faille et son aguante?

Mais si ses toros avaient la vertu de la mobilité, ils n’avaient ni la force, ni la bravoure pour humilier réellement dans la muleta de Perera.

DSC_0184.JPGMême Daniel Luque (ovation et oreille) donnera le maximum avec son habituelle facilité à la cape mais le manque de moteur de son 1er toro empêchait toute envolée.

Comme pour le solo de José Maria Manzanares, père ce jour d'un 2ème enfant, le salut viendra en fin de course avec un sobrero de Parladé (le seul contre six avait été sauvé in extremis par un sobrero puis le dernier de Juan Pedro Domecq).

 

DSC_0245.JPGPourtant, on ne donnait pas cher du pupille de Juan Pedro au sortir de la pique tant il paraissait aussi faible que les Pilar. Mais, après un début de faena appliqué et à mi-hauteur du torero de Gerena, le Parladé accepte de rompre dans la seconde partie. Daniel Luque livre alors quatre séries importantes, tout en relâchement, temple et profondeur.

Le Maestro remate sa faena de quatre trincherazos de catégorie et une épée entière, légèrement caida, d’effet fulminant provoquera une pétition unanime du public.

Une oreille légitime qui prime l’effort des trois toreros devant des Pilar bien décevants.

On en viendrait presque à regretter de ne pas voir plus de toros de Juan Pedro Domecq pour que cette Feria de Seville monte enfin en puissance !!!

DSC_0274.JPG

 

22:54 Publié dans Resena | Commentaires (0) |  Facebook | |

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