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18/05/2013

Feria de Nîmes: article de Midi Libre ce matin sur Nuñez del Cuvillo

DSC_0295.JPGNuñez del Cuvillo en reconquête 

Après cinq temporadas au sommet, les Cuvillo ont perdu de leur régularité depuis un an.

Etonnement.

C’est le sentiment qui domine quand on arrive à la finca « El Grullo » à Naveros, ce petit bourg enclavé dans les vallons du sud de l’Andalousie au milieu des « villages blancs » entre Vejer de la Frontera et Medina Sidonia.

On s’imagine un élevage industriel, des campos construits pour rationnaliser l’exploitation du bétail comme chez Fuente Ymbro, car Alvaro Nuñez Benjumea est connu pour sa dureté de négociateur pour dégager du profit.


DSC_0210.JPGGanadero de dynastie (depuis le 18è siècle), son père Joaquin Nuñez del Cuvillo a acheté en 1982 le bétail des frères Osborne Domecq. Contrairement à Ricardo Gallardo qui a révolutionné les coutumes du campo, ils ont choisi de conserver un élevage traditionnel où le maître des lieux, cavalier émérite, arpente quotidiennement ses 2.400 ha de terres, au milieu de ses 750 vaches, 40 étalons et sa bonne vingtaine de corridas annuelles.

Au fil du temps, les ganaderos ont fait l’acquisition de différentes familles de la galaxie Domecq pour devenir l’élevage favori des figuras dont la crème était réservée pour José Tomas. D’une régularité insolente pendant plusieurs saisons, les Nuñez del Cuvillo toucheront l’Everest à Séville en 2011 quand José Maria Manzanares décrochera, avec « Arrojado », le 1er indulto de l’histoire de la Maestranza.

DDSC_0146.JPGepuis, l’éleveur a du traverser quelques tempêtes.

Déjà critiqué par l’aficion orthodoxe qui voyait en Cuvillo le symbole de la tauromachie moderne où les toros étaient produits pour faciliter le succès des toreros, Alvaro Nuñez Benjumea a engagé un bras de fer avec José Tomas, son principal promoteur chez les figuras.

Le ganadero qui distille régulièrement des piques au Monstre de Galapagar admet fièrement que le boycot persistera. « Je ne pense pas qu’il combattra les Cuvillo cette année. Ni dans l’avenir d’ailleurs. Nous défendons nos intérêts et rares sont ceux qui ont le courage de l’affronter ». La ganaderia fait également face à la sévérité des autorités car Madrid a refusé un lot en 2012 et Séville a renvoyé sept toros le mois dernier.

DSC_0071.JPGMoins régulier depuis un an, les Cuvillo seront absents de Madrid et Bilbao cette année mais l’éleveur préfère avancer une explication économique à ces exclusions car « nous vendons nos toros très chers ». Ces difficultés conjoncturelles ne font pas frémir l’éleveur qui se considère victime « de son niveau d’excellence passé car beaucoup de ganadero qualifierait 2012 de très bonne année ».

 

Il se montre confiant pour retrouver rapidement les sommets car il a « éliminé les produits de sementales qui n’ont pas donné satisfaction et corrigé un défaut dans le maniement des toros au campo qui explique les défauts aperçus l’an dernier ». La famille Cuvillo poursuit ses investissements « pour rester les meilleurs » en faisant l’acquisition d’étalon de haut niveau, « toujours dans l’encaste Mora Figueroa ».

DSC_0156.JPGUn reproducteur de Garcigrande est arrivé cet hiver et devrait permettre «  de gagner beaucoup en terme de classe et de profondeur pour nos toros ».

Dernière décision du chef d’entreprise qui veut consolider la rentabilité de son élevage ? « On va limiter notre production à une quinzaine de corridas en abandonnant certaines familles de qualité inférieure pour maintenir un prix de marché digne ».

Le reste est combattu en privé à la finca et les figuras se paient des Cuvillo pour leur préparation. Alejandro Talavante n’a-t-il pas acheté 35 toros cette année ?

Stéphan GUIN

Cliquer sur photo pour voir album complet sur Nuñez del Cuvillo

 

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