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17/05/2013

Feria de Nîmes: article de Midi Libre ce matin sur l'aficionado practico Raphael Chaubet

aficionado practico,raphael chaubet,raphael chaubet practico,ganaderia jandilla,borja domecqRaphaël Chaubet, le « practico » entreprenant

Chef d’entreprise avec 25 salariés, l’ancien novillero poursuit sa passion pour le toreo.  

Chef d’entreprise et torero. Originaire des Saintes-Marie-de-la-Mer, Raphaël Chaubet est touché par le virus de l’aficion après la découverte de Chamaco, Joselito et Manzanares. A la majorité, il brave les interdits parentaux pour intégrer le Centre Français de Tauromachie.

Aiguisant déjà ses aptitudes commerciales, il propose aux organisateurs de toro piscine, de compléter leur spectacle d’une partie taurine. 


aficionado practico,raphael chaubet,raphael chaubet practico,ganaderia jandilla,borja domecqS’appuyant sur cette préparation face à une centaine de Camarguais, il débute en becerrada à l’âge de 19 ans sous l’apodo « Santos » et se présentera en costume de lumières à Boujan. En parallèle, le jeune bachelier intègre une prepa HEC puis une école de commerce à Paris.

Il décidera de mettre un terme à sa carrière après six novilladas « conscient de ne pas avoir le potentiel pour réaliser son rêve de devenir figura ». En revanche, Raphaël Chaubet ne renoncera pas à sa volonté d’entreprendre. Encore étudiant, il lance une entreprise de téléphonie mobile puis il créera une enseigne de maison individuelle à Béziers. Aujourd’hui, il continue son développement malgré la crise immobilière avec l’ouverture de trois agences sur Nîmes, Montpellier et Carcassonne.

aficionado practico,raphael chaubet,raphael chaubet practico,ganaderia jandilla,borja domecqAprès cinq ans d’activité, il réalise 200 pavillons par an avec ses 25 collaborateurs. Cette réussite professionnelle n’a pas tué son aficion, bien au contraire.  Avec Hervé Galtier, il a relancé en 2005 l’association des aficionados « practicos » qui s’entraînent de salon sous les ordres de Denis Loré et Morenito de Nîmes et tientent dans les élevages français.

Chaque année, il s’offre une dizaine de toros pour « continuer à vivre sa passion et retrouver ce plaisir du toreo ». Si le torero « Santos » réalise « son rêve d’enfant de  toréer dans des élevages aussi prestigieux que Jandilla, Juan Pedro Domecq ou Fuente Ymbro » comme le mois dernier à Seville, il fait un parallèle avec son activité de dirigeant de société.

« Dans les deux cas, il faut analyser rapidement le risque, avoir du sang froid face à l’adversité, prendre des décisions et bénéficier d’un bagage technique pour s’adapter aux situations ». La priorité est évidemment le développement de son entreprise d’autant que toréer « est une passion couteuse, un luxe, qui nécessite un budget conséquent ».

aficionado practico,raphael chaubet,raphael chaubet practico,ganaderia jandilla,borja domecqA l’achat des becerros, il faut rajouter le prix des capes, des muletas et de la garde robe riche de sept costumes de campo (à 700€ pièce). Au-delà du plaisir de se sentir torero, l’élégant practico considère « qu’être bien habillé est une question de respect vis-à-vis du ganadero car il faut faire les choses avec sérieux ». C’est également une école d’humilité car les practicos ne toréent qu’épisodiquement et après six mois de pause, il est difficile de retrouver le sitio devant un toro.

« On repart à chaque fois de zéro et il faut savoir rester à sa place en toréant du bétail de trois ans maximum ». Pourtant ses prestations chez Juan Pedro Domecq et Jandilla étaient dignes d’un novillero sans picador. La conclusion de « Santos » traduit ses ambitions taurines « je veux encore progresser pour toréer plus détendu et avec plus de douceur, pour créer une esthétique, de la beauté ».  

Stéphan GUIN 

 

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