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10/08/2013

Page Castella, Midi Libre 09/08: Le bel héritage de Nimeño II

reportage sebastien castella, nimeno IILa trajectoire de Sébastien Castella est impensable au niveau taurin. Aujourd’hui, les exploits de Castella sont rentrés dans la normalité pour l’aficion biterroise. Il faudra peut-être attendre la fin de sa carrière pour apprécier la chance d’avoir suivi l’évolution du plus grand torero de l’histoire en France.

Qui aurait pu imaginer qu’un torero français, biterrois de surcroit, puisse devenir à deux reprises n°1 de sa discipline et ouvrir la grande porte de Las Ventas à trois reprises ?


Depuis le salon de sa finca La Heroica, Sébastien Castella a insisté pour faire une parenthèse sur Nimeño II, un torero qu’il « n’a jamais vu » mais dont il se souvient avoir assisté «  à 3 ou 4 de ses corridas depuis le 15ème rang à Béziers le 15 août ». Le Biterrois s’est documenté sur lui et « a beaucoup écouté des professionnels et des aficionados qui m’en ont parlé ». Castella rend un vibrant hommage au Nîmois qui a mis un terme à sa carrière suite à son accident d’Arles en 1989. « La 1ère figura del toreo en France, et dis bien « figura », ce n’est pas Sébastien Castella. C’est Nimeño II. Peut-être n’a t’il pas ouvert la grande porte de Madrid ou Pampelune. Mais, faut rendre à Christian Montcouquiol ce qu’il mérite. Il fait partie de l’histoire mais il devrait être encore mieux considéré ». Disparu en 1991, le pionnier des toreros français avait torée comme becerrista au côté de son père, André Castella. Il le considère comme « un grand professionnel, un passionné qui a transmis cette vocation à plusieurs générations de toreros français ». Sébastien Castella précise son analyse en expliquant que « Nimeño à montré le chemin à suivre car il était capable de pratiquer le bon toreo aux toros compliqués même si ce n’était pas le style le plus compact et le plus esthétique ». Il ajoute que « c’était une star de la tauromachie Tous les français qui ont passé les frontières de l’Espagne ou de l’Amérique du Sud lui doivent tout. C’est le 1er à avoir coupé quatre oreilles à Mexico, une queue à Aguascalientes». 

Le Biterrois conclut le chapitre Nimeño en insistant encore : « il faut dire bien haut que c’est une figura. Notre génération n’a fait que continuer son histoire ».

15:02 Publié dans Sébastien Castella | Commentaires (0) |  Facebook | |

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