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10/08/2013

Page Castella, Midi Libre du 09/08/13: Deux biterrois ont donné la vocation à Castella

gourou.JPGCliquer sur photo pour voir album

Sébastien Castella est le fils d’un ancien becerrista qui a torée en compagnie de Nimeño II dans sa jeunesse. Si le fils, devenu figura du toreo, sourit sur le style « à l’ancienne » de son père André quand il regarde les photos d’archives, il est reconnaissant de lui avoir transmis l’aficion. Connu pour ses coups de sang, le fils lui accorde des circonstances atténuantes car « mon papa est un homme passionné et d’une sensibilité extrême qui parfois réagit excessivement. C’est un expansif à l’extérieur mais ensuite il est introverti et on a toujours eu des difficultés pour communiquer ». Conscient de devoir beaucoup à ses parents, le torero remercie encore son père pour lui avoir donné ses gènes car « il m’a transmis sa force et sa volonté car c’est une personne qui a de la race ». 


Depuis qu’il a fondé un foyer à son tour avec son épouse Patricia Vasquez, Sébastien Castella ressent le besoin de se rapprocher de ses racines. Il reconnaît que « à un moment le torero suit son chemin et s’éloigne de ceux qui l’ont aidé au début. Ensuite, tu ressens l’envie de revenir vers eux et les remercier  car on n’oublie jamais et ils sont importants pour toi ». S’il cite les noms de biterrois comme Michel Ferrier, Jean-Bernard Escaffit ou le Président de l’école taurine de l’époque M.Boujol, le maestro éprouve une affection très particulière pour Philippe Gourou et Claude Naquer aujourd’hui disparu.

Emu, il se souvient que « Philippe Gourou est celui qui m’a transmis la vocation, qui m’a inculqué le sens de l’effort et du sacrifice pour ma passion. Le mercredi et les week-end, il me prenait pour s’entraîner, faire des footings, des placages sur la plage  ». Quand Sébastien Castella a tout quitté pour tenter sa chance à Séville, il lui a proposé « de devenir mon mozo d’espada et de le suivre en Espagne et au Mexique ». Philippe Gourou ne voudra pas quitter sa famille et poursuivra sa carrière de valet d’épée. Longtemps, ils resteront éloignés car « ça me faisait mal de le voir travailler ensuite pour Juan Bautista » mais il cherchera à renouer le lien « en l’invitant à la journée donnée à ma finca pour l’aficion française car je lui dois énormément et il m’a appris à toréer ».

Le sourire se mêlera à l’émotion pour évoquer Claude Naquer disparu trop tôt. « Claude était un bohème de la tauromachie comme moi. Il en a fait des vertes et des pas mures dans l’arène. Et en dehors ! ». Reconnaissant, il le remercie pour l’avoir conduit des milliers de kilomètres pour toréer dans les capeas le soir car « il payait de sa poche l’essence et les péages pour m’accompagner. C’est beau ». Avant d’insister « C’est Claude qui m’a appris à tenir une cape, pas mon père qui me regardait en silence ».

De façon globale, Sébastien Castella ressent maintenant le besoin de se rapprocher de l’aficion biterroise qui l’a accompagné depuis les capeas jusqu’au sommet de l’escalafon. S’il les a invité au printemps dans sa finca sévillane, c’est « à la fois pour revendiquer que je suis biterrois, rencontrer mon aficion et qu’ils me connaissent car certains croyaient que j’étais un ours ». Une journée campera qu’il qualifie « d'importante pour les remercier. Béziers est l’aficion que j’aime le plus même si je dois reconnaître que je suis réservé et ne multiplie pas les abrazos avant le paseo ».

On le pardonnera volontiers à un homme qui va risquer sa vie avec la soif de triompher devant 13 000 personnes.

 

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08:56 Publié dans Sébastien Castella | Commentaires (1) |  Facebook | |

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Écrit par : DUPAS | 19/09/2013

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