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14/08/2013

PAGES CASTELLA MIDI LIBRE DU 13/08: La peur, inséparable partenaire du torero

sebastien castella peurCliquer sur photo pour voir album.

Sébastien Castella s’ouvre sur l’intimité du torero comme peu de toreros l’ont fait dans le passé.

 

Quand le plus grand torero français a chaleureusement accueilli Midi Libre un matin dans sa finca sévillane pour cette longue confession, il avait les traits tirés et fatigués. « Je ne parviens pas à trouver le sommeil depuis plusieurs jours avec ce manque de réussite au sorteo depuis des semaines.

Cela me ramène à l’époque où je ressentais beaucoup d’anxiété à mon retour d’Amérique avant de débuter la saison européenne. Je ressentais beaucoup de pression et un poids qui m’empêchait de dormir ».


A l’époque, il allait jusqu’à courir à trois heures du matin pour évacuer ce stress. Depuis, qu’il a fondé un foyer avec son épouse, il n’avait plus connu pareille mésaventure. Mais l’éloignement avec sa famille a rompu cet équilibre car Patricia est rentré en Colombie avec sa fille Atenea donnait naissance à sa seconde fille fin août. Et il ne les reverra que fin septembre.

« La famille et la paternité ont eu une influence positive sur ma carrière. Tu es conscient du danger mais quand tu mets le costume de lumière, tu ne penses pas que tu peux perdre la vie et laisser ceux les tiens. Quand elles sont là, j’oublie tout et je ne ressens pas cette angoisse.

Je joue avec ma fille et Patricia est une artiste ce qui aide pour me comprendre. Nos échanges m’ont fait grandir comme personne et comme torero ». 

Sébastien ouvre son cœur pour expliquer les sentiments d’un torero : « tu ne peux pas imaginer la pression que tu ressens. Avec le temps, on parviens à s’adapter pour la peur physique devant le toro dans l’arène. Mais le plus dur, c’est avant et après la corrida, cette angoisse que tu ressens, le trou dans l’estomac ».

Pour lui, la seule métier qui puisse s’apparenter au torero est pilote de F1 où on « retrouve le cérémonial de l’habillage dans leur camion, la pression du résultat, les enjeux économiques et cette singularité qui fait que tu peux perdre la vie en un instant ». 

Contrairement aux a priori, cette pression devient encore plus difficile à supporter avec la réussite et l’expérience. Pour l’imager, il  livre les secrets d’une conversation dans le callejon de Madrid avec Enrique Ponce après sa 1ère grande porte à Las Ventas.

« J’étais jeune et je disais au Maestro Ponce que je vivais bien la pression et le poids des responsabilités dont parlent tous les toreros ». La réponse de son parrain d’alternative sonnait comme une mise en garde « Sébastien, m’a t’il dit, la pression, tu comprendras vraiment ce que c’est quand tu auras 10 ou 15 ans d’alternative. Plus tu reviendras dans cette arène, plus tu réussiras et plus tu le ressentiras. Il avait parfaitement raison car tu ne t’y habitue jamais. Jamais… ».

 

 

sebastien castella peur

 

11:29 Publié dans Sébastien Castella | Commentaires (0) |  Facebook | |

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