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11/09/2013

Calerito, l'enfant prodige sévillan, a tienté samedi chez Robert Margé

calerito, Juan Pedro García 'Calerito', calerito nino torero, calerito enfant prodigeCliquer sur photo pour voir album complet

Il fait le buzz dans toute l’Espagne taurine. A tout juste 14 ans, et il en parait beaucoup moins, Juan Pedro García 'Calerito' est déjà annoncé comme un phénomène, le futur El Juli.

Deux grands noms de la tauromachie sont déjà ses apoderados, Tomas Campuzano et Ortega Cano, et le nouvel élève de l’école taurine de Sevilla Amate depuis la fermeture de celle d’Espartinas, a pour Maestro Espartaco Père.

Un entourage prestigieux pour lancer un destin!


calerito, Juan Pedro García 'Calerito', calerito nino torero, calerito enfant prodige, ganaderia margéOriginaire d’Aznacollar, dans les terres très taurines de Gerena, Calerito est né avec la vocation de devenir torero. A l’âge de cinq ans, il affirmait déjà à ses parents qu’il deviendrait matador de toros. Le jeune Sévillan a débuté dans sa ville natale lors d’un Festival où l’enfant prodige était attendu par toute l’aficion.

Un débutant parfaitement préparé car il est entrainé par Antonio Ruiz Espartaco Padre depuis l'âge de sept ans.

Même le maniement des aciers s’est fait avec aise car il a tué à la 1ère rencontre capitalisant sur son expérience d’une petite dizaine de becerros estoqués en privé.

Ses "paisanos" étaient tellement enthousiastes pour ses débuts qui lui ont octroyé deux oreilles, la queue et la patte d’un novillo.... d’Espartaco... comme dans les temps lointains qui semblaient jetés dans l’oubli.

calerito, Juan Pedro García 'Calerito', calerito nino torero, calerito enfant prodige, ganaderia margéLe Sévillan ne cache pas ses ambitions alors qu’il poursuit encore ses études le matin avant de se préparer les après-midi et les vacances: “je veux être figura del toreo”.

Son mentor, Tomas Campuzano assure qu’il n’avait jamais vu des toreros aussi précoces à l’exception de “Morante que j’avais vu en Festival à l’âge de 13 ans et Daniel Luque lors d’un entrainement à l’école taurine de Séville”.

Rien de moins!

Espartaco père est convaincu que “Calerito” sera "un torero important. Le toreo est inné chez lui et parfois, c’est lui qui m’apprend des choses. Je me suis passionné pour lui comme à l’époque pour mon fils Juan Antonio”.

Exagération?

calerito, Juan Pedro García 'Calerito', calerito nino torero, calerito enfant prodige, ganaderia margéCertainement car combien de fois on a annoncé que des petits génies deviendraient à coup sûr de futures figuras du toreo?

Corrida y Campo a eu la chance de découvrir de visu le petit prodige à l’occasion du mariage de Robert et Chantal Bonnier, un couple d’aficionados qui a organisé une tienta chez Robert Margé en guise d’apéritif à leur célébration.

Amis de Tomas Campuzano, par l’entremise de Bernard Aigon, ils ont offert trois vaches chez Robert Margé que leur ami Jonathan Veyrunes et Calerito ont torées “a campo abierto”.

Timide, fluet, poli et souriant, Juan Pedro Garcia “Calerito” est arrivé aux Monteilles et se comportait comme un torero encadré par un entourage aux petits soins. Un père excellent connaisseur, un banderillero et des aficionados de Gerena avaient fait le déplacement d’Andalousie pour soutenir l’enfant prodigue.

Vêtu de campo, Calerito a une “planta torera” impressionnante et une grande naturalité dans son toreo. Son jeune âge ne l’interdit pas d’avoir déjà beaucoup de métier pour rester lucide face à la becerra.

 Surtout, sa façon de commander les cuadrillas avec autorité n’est pas sans rappeler un autre prodige précoce: El Juli.

 

calerito, Juan Pedro García 'Calerito', calerito nino torero, calerito enfant prodige, ganaderia margéAlors oui, le potentiel est bien présent, les gestes étonnants pour un jeune de 14 ans même si naturellement il lui était difficile de soutenir la comparaison avec un matador de toros comme Jonathan Veyrunes qui a torée toute la matinée avec goût et tranquillité.

Calerito a montré de belles choses devant une excellente vache de Margé qui sera approuvée même s’il a connu des difficultés par moment pour la templer et lui coller le museau dans l’herbe.

Mais, le Sévillan a passé avec réussite son examen pour une 1ère expérience, toujours difficile, de toréer “ a campo abierto”.

Auréolé du buzz médiatique autour du phénomène que saura entretenir son prestigieux entourage, Calerito a maintenant une autoroute devant lui jusqu’à l’alternative.

Le talent est présent. Mais il faudra passer au-dessus des blessures que ne manqueront pas de lui infliger les toros et le mundillo pour conserver envie et enthousiasme.

Mais également, ne pas être surprotégé car la jurisprudence Cayetano Ordoñez montre que l’on peut orchestrer une carrière jusqu’à toréer 50 corridas par an. Mais pour lutter avec les Juli, Perera, Talavante ou Castella au sommet de l’escalafon, cela exige une force de caractère hors du commun.

Et Cayetano Ordoñez a pour l’instant préféré prendre l’échappatoire, incapable de lutter avec les patrons au sommet de l’escalafon.

Souhaitons à Calerito que les Espartaco, Campuzano et Ortega Cano aient retenu la leçon pour continuer à polir ce petit diamant.

 

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Tienta à l'âge de dix ans

 

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