Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

20/10/2013

Entretien complet avec Juan Bautista dans Midi Libre ce jour

entretien juan bautistaTriomphateur de la temporada française et de la Feria de Béziers, Juan Bautista sera absent samedi de la Nuit des Toros d’Oc lors du dîner de gala organisé par la Fédération des clubs taurins du biterrois.

Ce premier trophée de triomphateur à Béziers doit être une fierté alors que l’événement de la Feria était le solo de Castella ?

Je suis très fier et heureux de ce prix décerné par la Fédération des clubs taurins qui montre la reconnaissance dans ces arènes qui me tiennent à cœur. Les deux oreilles du 17 août face à un très bon Margé sont importantes car elles m’offrent ce Prix.

Dommage que j’échoue à l’épée face au second sinon j’aura obtenu un trophée supplémentaire. 


entretien juan bautistaSamedi soir, vous serez absent de la cérémonie à Zinga Zanga…

Je torée aujourd’hui (dimanche) à Monterrey et je reste une dizaine de jours au Mexique pour me préparer au campo et m’adapter à la charge du toro mexicain. Avec mon apoderado, on en profite pour finaliser ma temporada hivernale en Amérique Latine où je vais me produire en Colombie et au Vénézuela en plus du Mexique.

Mon père (l’empresa ancien torero à cheval Luc Jalabert) me représentera mais je suis très déçu de cette absence le 26 octobre. Je veux malgré tout remercier les présidents des clubs taurins en les invitant une journée cet hiver pour une tienta au campo. On l’organisera chez Robert Margé ou chez moi, en Camargue, à La Chassagne.

Quels sont vos meilleurs souvenirs sur le sable biterrois ?

J’ai un mélange de sentiments. Avec de très bons comme le mano a mano avec Sébastien Castella en novillada le 15 août 1999. Mais aussi des douloureux comme pour cette seconde oreille refusée sous le déluge lors de la corrida de Margé de 2011 arrêtée après le 1er toro.

D’ailleurs, pour fêter mes 15 ans d’alternative l’an prochain, je voudrais remercier l’aficion de Béziers de son soutien depuis des années en réalisant un geste important pour la Feria 2014. 

En combattant la Miurada de Béziers ?

Rien n’est établi pour l’instant . Je ne peux pas donner plus de précisions.

Vous cumulez les lauriers sur cette temporada française …

En France, c’est une de mes meilleures saisons, si ce n’est la meilleure. J’ai reçu le prix de triomphateur pour la temporada française (Club taurin Paul Ricard), pour Arles et Béziers.

Il y a eu plusieurs corridas importantes à Istres pour mon solo, Palavas et à deux reprises dans mes arènes où j’ai pu exprimer le style que je recherche depuis des années. La seule déception reste Pentecôte à Nîmes.  

entretien juan bautistaEn revanche, vous n’avez pas atteint vos objectifs en Espagne…

En début de saison, j’espérais me relancer en regagnant ma place dans toutes les grandes ferias. J’ai coupé une oreille à Madrid qui m’assure plusieurs corridas l’an prochain à Las Ventas et quelques corridas dans des arènes importantes.

Mes prestations ont reçu de bonnes critiques chez les professionnels et les aficionados espagnols. Mais, je n’ai pas suffisamment triomphé pour réaliser mon souhait d’intégrer systématiquement les cartels des plazas de 1ère catégorie en Espagne en 2014.

Les relations avec Sébastien Castella semblent apaisées depuis qu’il vous a soutenu lors de votre démission du syndicat espagnol ?

Je lui ai téléphoné pour le remercier suite à son soutien dans Midi Libre en août. J’ai démissionné du syndicat des toreros espagnols qui a tout fait pour m’exclure de la Feria des Vendanges à Nîmes.

Sébastien est le seul torero à m’avoir soutenu publiquement. Notre entretien s’est très bien passé et nous avons maintenant des projets ensemble pour l’association des toreros français.

Quelques mots sur le décès du cycliste allemand sur vos terres en Camargue le week-end dernier ?

C’est une terrible accident, un malheureux concours de circonstances. La malchance que des toros se bagarre et qu’un brave détruise les barrières au moment où un cycliste passe.

Ce drame montre bien que le toro est un animal sauvage et que le risque reste toujours présent même si on croit le contrôler.

Si certains anti-taurins cherchent à faire croire que le toro de combat peut-être domestiqué, le danger demeure permanent devant cet animal.

 

entretien juan bautista

19:15 Publié dans Entretiens | Commentaires (0) |  Facebook | |

Les commentaires sont fermés.