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27/10/2013

Entretien de David Adalid sur Midi Libre de samedi

entrevista david adalid, entretien david adalidVedette de la cuadrilla de Javier Castaño à qui Midi Libre décernera ce soir son premier « Prix Spécial » pour la Feria, David Adalid évoque sa vie de banderillero. De torero, avec une dimension mystique…

 

Vous n’aimez pas le qualificatif subalterne associé aux banderillos…

 

Je me considère comme un « torero de plata » (costume de lumière en argent alors que les matadors ont un habit en or). Je vis comme un torero et je me comporte comme tel à la ville comme dans l’arène.

 

Depuis deux saisons, vous êtes le banderillero le plus médiatisé… 

 

Pourtant, je torée depuis quinze ans pour différents novilleros et toreros de l’escalafon. Ces expériences m’ont appris beaucoup sur le métier car j’ai eu la chance de connaître de grands professionnels. Depuis deux temporadas, je reçois beaucoup de louanges des aficionados et des professionnels. J’en suis très fier et heureux.

 

On prend un plaisir incomparable grâce au maestro et le plus valorisant est de se sentir torero. Je viens de réaliser mes deux meilleures saisons. Notamment l’année 2013 que je garderai longtemps en mémoire. 

 

 

 


entrevista david adalid, entretien david adalidPeu de torero laissent s’exprimer leur cuadrilla comme Javier Castaño. Mesurez-vous cette chance ?

Evidemment. Notre Maestro est quelqu’un d’extraordinaire. Comme torero, mais aussi en tant qu’homme. A ses côtés, on se sent tous « torero ». On prend beaucoup de plaisir à toréer avec lui et nous formons une grande famille.

 

Javier Castaño es le pilier indispensable de notre équipe. Sans lui, tout ce que l’on fait aujourd’hui sur le sable serait impossible.

 

Avec Fernando Sanchez, nous sommes à sa disposition pour réaliser ses projets car c’est le patron. Tant qu’il comptera sur moi, je resterai dans sa cuadrilla. C’est lui qui m’a donné l’opportunité de me produire dans les grandes ferias et je lui dois fidélité.

La médiatisation de votre cuadrilla doit susciter des jalousies chez vos confrères…

C’est probable. J’imagine que certains doivent avoir une vision différente de la notre. Mais nous sommes totalement mentalisés pour poursuivre dans cette voie, progresser et apporter le maximum à notre maestro Javier Castaño. Notre plaisir sera de parvenir à les faire changer d’opinion.

 

Vous avez déclaré avoir trois rêves comme torero…

 

Il m’en reste un à réaliser : réaliser une vuelta à Madrid à l’issue d’un tercio. Pour le reste, j’ai déjà écouté la musique à Séville pendant les banderilles et mon village, San Martin de Valdeiglesias, m’a construit une statue en train de banderiller un Miura. Il faut maintenir le cap avec l’ambition de réaliser ce dernier rêve à Las Ventas pour continuer à écrire l’histoire.

Vous avez une devise très « torera »: triompher ou mourir…

Cette philosophie reflète parfaitement ma pensée et ma façon de vivre. Cette devise m’a permis de gagner mon statut actuel comme professionnel. Clairement, je suis prêt à mourir pour ma profession. Je lutte tous les jours pour devenir une grande « figura de plata » et mon principal adversaire est David Adalid. C’est lui que je souhaite dépasser tous les jours.

 

entrevista david adalid, entretien david adalidCela justifie votre retour à Madrid visiblement diminué 15 jours après votre coup de corne de Nîmes ?

 

Dès mon opération suite à la cornada de Nîmes, mon unique objectif était de toréer à Las Ventas. Madrid est une arène qui nous a énormément donné. La moindre des choses était de lui rendre un peu de son aide.

Votre cuadrilla reçoit le premier Prix spécial du Midi Libre…

Je mesure notre chose de recevoir un trophée si important. Tous ces prix reçus représentent la réalisation d’un rêve que je faisais quand j’avais vingt ans. Toute la cuadrilla partage cette joie et cette reconnaissance.

Les toreros spécialistes des corridas dures rêvent toujours de toréer les élevages des figuras. Vous avez la même ambition ?

Je suis très fier d’affronter ces élevages car elles nous ont permis d’atteindre le sommet. Je suis ravi de progresser et continuer à rêver avec ces ganaderias car elles nous donnent l’opportunité de triompher. Alors, va pour affronter plein de toros de Miura,Victorino ou Cuadri !

 

Parfois, votre cuadrilla semble sur jouer le concept de la lidia complète. Même quand les qualités des toros ne le justifient pas…

Les picadors et les banderilleros de la cuadrilla donnent le maximum à chaque corrida. Ces lidias représentent la substance du toreo. Les aficionados paient leur billet et il faut leur donner le meilleur à tous les moments du spectacle. D’ailleurs, avec Javier Castaño, nous sommes particulièrement reconnaissant du public français qui nous respecte et valorise nos performances dans le ruedo.

 

Photo Sophia Khodr

 

 

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