Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

27/10/2013

Entretien El Fundi dans Midi Libre du jour: « Je rêve maintenant de devenir un grand ganadero »

entretien el fundi, entrevista el fundiPrésent ce soir pour la conférence à la Médiathèque, l’invité d’honneur des journées taurines fait un retour sur sa carrière et évoque l’avenir.

Après avoir torée plusieurs Festivals récemment, vous n’éprouvez aucun regret d’avoir mis un terme à votre carrière en octobre 2012 ?

C’était la bonne décision car ma situation personnelle et les circonstances globales l’imposaient. J’ai torée plusieurs Festivals cette année avec des fortunes diverses. Les deux derniers ont été franchement meilleurs et ma dernière faena m’a laissé une belle saveur dans la bouche.

De là à effectuer un retour, non. Toréer un Festival avec les amis, dans une ambiance chaleureuse est totalement différent que d’affronter la pression et la responsabilité d’une corrida de toros.


entretien el fundi, entrevista el fundiQu’avez-vous fait depuis votre retraite ?

D’abord, je me suis reposé et j’ai enfin pu profiter pleinement de ma famille. J’ai également fait plusieurs voyages et passé beaucoup de temps au campo avec les toros et les chevaux. C’est l’endroit où je me sens le plus heureux. Au niveau professionnel, j’ai travaillé comme consultant pour Canal + Espagne.

Vous envisagez l’avenir comme éleveur avec votre beau-père, José Escolar Gil, qui est un ganadero important ?

Je conserve la volonté de devenir ganadero car c’est l’activité qui me plaît le plus. A ce jour, rien n’est encore fixé mais probablement que l’avenir se dessinera autour de l’élevage familial. Mon rêve serait d’obtenir dans dix ans la même reconnaissance comme éleveur que comme torero.

De diriger une ganaderia reconnue qui aurait sa place dans tous les grands cartels des principales Ferias.

entretien el fundi, entrevista el fundiDepuis un an, les hommages se multiplient pour saluer votre parcours…

Cette reconnaissance me remplit de fierté et de satisfaction. J’ai lutté toute ma carrière pour conquérir ce respect qui n’est arrivé que sur le tard. Aujourd’hui, c’est une grande joie d’être reconnu de tous : professionnels, aficionados, presse…Je suis également très content des marques de respect de tous les toreros. Des plus grandes figuras comme José Tomas dans son discours dans ma ville de Fuenlabrada, comme des plus modestes.

Ne pas avoir triomphé à Madrid reste la principale déception de votre carrière ?

Ce n’est pas la pire mais c’est clairement un manque dans mon parcours car c’est mon arène et la principale du monde.

Votre carrière a connu des hauts et des bas, mais la France vous est toujours restée fidèle…

L’aficion française a eu un rôle primordial dans ma carrière car elle m’a maintenu sa confiance dans les moments difficiles. La France a apprécié mon côté volontaire et combatif et j’ai ressenti en permanence l’affection de ce public.

C’est un aficion qui a toujours sur apprécier tous les types de corridas et récompenser les performances des toreros qui combattent des corridas dures.

entretien el fundi, entrevista el fundiBéziers vous rend hommage cette semaine lors des journées taurines…

Cette reconnaissance de l’aficion française me touche beaucoup et j’ai senti le respect de Béziers en permanence. J’en garde plein de souvenirs magnifiques comme ces Miurada devant des arènes pleines, le mano a mano avec Richard Milian. ou avec Denis Loré.

Je me rappelle également de mes premières corridas avec les frères Campuzano et bien sur des nombreux triomphes que j’y ai vécus.

Qui pourrait-être le successeur d’El Fundi dans les corridas dures ?

Il y a beaucoup de bon toreros dans ce circuit comme Javier Castaño, Fernando Robleño, Alberto Aguilar ou Manuel Escribano qui émerge cette année.

19:13 Publié dans Entretiens | Commentaires (0) |  Facebook | |

Les commentaires sont fermés.