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09/02/2014

Rencontre avec Sergi Bruguera, le double vainqueur de Roland Garros dont les valeurs pourraient inspirer certains toreros…

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A lire ce dimanche dans Midi Libre Béziers, la rencontre entre Richard Gasquet, Sergi Bruguera et Cayetano Ortiz.

Par l’entremise d’un aficionado biterrois, Manuel Sauveplane, une rencontre s’est organisée jeudi pendant l’Open Sud de France de tennis entre Richard Gasquet, Sergi Bruguera et Cayetano Ortiz.  

Si la complicité est déjà manifeste entre le n°9 mondial et son nouvel entraîneur qui l’accompagne alternativement sur le circuit avec Sébastien Grosjean, le natif de Barcelone déborde d’ambition pour le tennisman biterrois.

il réside dans une Province où la tauromachie est prohibée.

S’il avoue méconnaître les subtilités de la corrida, les questions fusent envers Cayetano Ortiz pour mieux connaître le campo, l’entraînement en privé face au bétail au cours de superbes échanges d’abord en français et ensuite en Castillan.


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Après que Cayetano Ortiz ait expliqué que sa préparation était ciblée sur « l’endurance, le renforcement musculaire au niveau des épaules et des avants-bras et la souplesse de la ceinture », Sergi Bruguera détaillera ses principes d’entraînement de cet athlète passionné de préparation physique.  

Elevé à l’école de tennis espagnole, le Catalan est volubile et passionné mais ne plaisante pas sur l’entraînement. « Richard viendra se préparer régulièrement dans mon Académie située à 15 kilomètres de Barcelone. S’enfermer pour s’isoler des sollicitations du quotidien permet d’être totalement concentré sur son tennis ». 

L’intensité de la préparation paraît même supérieure à celle des toreros.

Quand Sergi Bruguera répond à une question de Richard Gasquet sur son entraînement à l’époque où il était le meilleur joueur du monde sur terre battue, il comprend qu’il ne passera pas ses journées sur les Ramblas lors de ses séjours Catalans. « Je travaillais six heures par jour. Quatre heures de tennis suivi de séances au gymnase ». Avec une légère mou, Richard Gasquet interroge l’ex-n°3 mondial si ce régime était quotidien et la réponse fuse pour chercher à rassurer le Sérignanais : « non, le samedi, on ne faisait que quatre heures ! ». 

Le néo-coach partage sa conviction avec Cayetano Ortiz quand il affirme qu’il « faut une préparation physique à très haute intensité en travaillant en même temps le mental. Car les deux sont intimement liés ».

Seule la volonté de « retrouver à travers Richard cette adrénaline unique que tu ressens sur les courts » motive Sergi Bruguera. Homme passionné, il a décidé de stopper sa carrière après avoir disputé 35 finales et gagné 14 titres « car même après une victoire je n’éprouvais plus de plaisir et j’étais triste car je ne voyais que les contraintes du métier ». 

Cayetano Ortiz acquiesce et comprend la volonté de ces anciens champions comme Ivan Lendl, Stefan Edberg, Boris Becker ou Sergi Bruguera. « Dans la tauromachie, on voit bien à travers d’anciens grands toreros, comme Curro Vasquez ou Fernando Cepeda,  cette volonté de transmettre et de continuer à vivre par procuration sa passion ».  

Régénéré, le tennisman Barcelonais s’investit « totalement car j’ai envie de transmettre mon vécu à Richard dont on voit immédiatement l’énorme potentiel ».

Et Gasquet déborde d’appétit en ce début de saison maintenant qu’il a récupéré de sa blessure qui a gâché son mois de janvier. « Dès les retrouvailles avec Tsonga, on était très motivé à l’entraînement car voir Wawrinka gagnait un grand Chelem donne envie. Et on veut également réussir en Coupe Davis car cette compétition à une saveur particulière et unique. Seul Roland Garros s’en rapproche » explique-t-il. 

Au terme de cette rencontre entre les deux tennisman et Cayetano Ortiz, la décision de publier cette rencontre sur Corrida y Campo est venue quand Sergi Bruguera a raconté une anecdote au moment de se retirer.

Elle témoigne de sa passion, de ses valeurs sportives et pourrait inspirer certains toreros du G5 qui ont décidé de boycotter la Feria de Séville, la 1ère levée du Grand Chelem taurin. 

Quand El Juli, Morante de la Puebla, Miguel Angel Perera, Alejandro Talavante et José Maria Manzanares espère faire sauter « l’empresa Pages » qui leur « manque de respect », traduisez « ne réponds pas à leurs exigences financières ! », Sergi Bruguera raconte :

« Quand j’ai gagné Roland Garros en 1993, je suis rentré en Espagne en oubliant de retirer mon prize money (le chèque du vainqueur était de 1,5 millions en 2013).

Lors de mon second titre en 1994, un joueur est venu me chambrer à l’aéroport pour savoir si j’avais pensé à prendre ma prime cette année. Une nouvelle fois j’avais oublié et mon père a du partir en urgence pour la récupérer ».  

A faire méditer les « 5 magnifiques » et les aficionados et la poignée de ganaderos qui les soutiennent…

 

 

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Commentaires

j'apprecie la chute de l'article mon Steph
belle rencontre ce Sergui a priori , le genre de mec qui fait du bien à écouter je pense
Richard peut passer un cap avec un coach comme çà s'il est prêt à se fr mal

a plus Mr le journaliste

Écrit par : dany | 09/02/2014

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