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07/09/2014

« Fier que le nom de Cerqueira soit gravé dans l’histoire de Boujan »

DSC_0001.JPGEntretien MIDI LIBRE ce jour de Tomas Cerqueira

Quel est votre sentiment avant d’affronter ce dimanche quatre toros à Boujan

 

Ce sera la première fois que je m’annonce en seul contre quatre. Cette corrida est malheureusement la seule de ma temporada 2014. Ce solo est donc un moment important pour mon avenir et j’espère que tout se passera bien face au bétail des frères Gallon.

Un succès pourrait me permettre de faire mon retour dans ma Feria de Béziers en 2015 et m’ouvrir des portes dans d’autres arènes françaises.  Cette corrida est également une grande responsabilité car je suis fier d’être le premier torero de l’histoire qui combattra des toros de quatre ans dans cette arène.

Que le nom de Tomas Cerqueira reste gravé pour toujours pour cette corrida symbolique.

Vous avez déjà torée dans cette plaza ?

 

Quand j’étais à l’école taurine, on s’entraînait régulièrement à côté des arènes et j’y ai souvent torée quand j’étais novillero. Je suis très content de retourner à Boujan pour réaliser mon premier solo.

En espérant que de nombreuses corridas succèderont à cette première et que j’y ferai de nouveaux paseos comme matador de toros dans l’avenir.


 

Comment s’est déroulé votre préparation alors que vous n’avez torée aucune corrida en 2014 ?

 

Depuis le début de l’année, je me suis beaucoup entraîné près de Salamanca dans le Campo Charro même s’il s’est organisé moins de tienta. J’ai ensuite eu la chance de m’immerger en Andalousie chez mon ami David Galan, le fils du maestro Antonio José Galan, avec qui on s’est préparé avant sa présentation à Madrid.

C’est certain que je n’ai pas torée quarante corridas mais cela m’a permis de rester au contact quotidien des vaches et des toros. Je suis content car j’ai pu pour vivre en torero, travailler mon toreo et j’espère que cela se ressentira ce dimanche dans l’arène.

L’ancien torero Victor Mendes vous a également aidé…

 

Après mon séjour en Andalousie, j’ai quasiment passé deux mois au Portugal avec le maestro. L’apport de Victor Mendes est précieux car il m’a beaucoup apporté techniquement, notamment au niveau du « poder ». J’ai eu la chance d’être aidé par d’autres toreros dans le passé qui m’ont énormément appris au niveau artistique.

Mais Victor m’a surtout amené cette capacité à réaliser le toreo de qualité avec plus de régularité sur une gamme beaucoup plus large de toros. 

Vous avez torée un Festival le mois dernier…

 

Même si ce n’était pas en habit de lumières, j’ai torée quatre novillos près de Ciudad Rodrigo le 17 août. C’était une belle opportunité pour me préparer pour Boujan au niveau physique et technique car le format de ce Festival ressemblait beaucoup à la corrida de ce dimanche.

Comment conserve t’on l’envie et l’espoir quand on torée aussi peu ?

 

Même si je savais que les lendemains de l’alternative sont douloureux, je pensais toréer au moins cinq corridas par an ce qui permet de garder le contact et triompher pour gagner de nouvelles opportunités. Mais le contexte du marché a beaucoup évolué en peu de temps. L’aficion et l’amour du toro te donnent la force pour lutter et continuer.

Pour faire carrière, il faut persévérer dans les moments plus difficiles de ta carrière. Evidemment, on passe par des hauts et des bas au niveau moral quand on n’a pas de paseo. Mais, quand un matin tu torées bien une vache ou un toro, tu t’accomplis en tant qu’artiste.

Cela suffit pour te rebooster et te redonner l’envie de t’entraîner pendant plusieurs semaines. Depuis trois mois, la perspective de cette corrida de Boujan m’a motivé au quotidien pour arriver fin prêt pour ce rendez-vous stratégique pour mon futur.

 

STEPHAN GUIN

 

 

 

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