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15/09/2014

(Album photos et Vidéo) Retour sur le triomphe de Juan Bautista samedi pour son solo en Arles

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Dans un amphithéâtre plein à craquer, Juan Bautista (salut, silence, deux oreilles, silence, silence et deux oreilles et la queue) s'est annoncé pour un solo afin de célébrer les dix ans de la corrida Goyesque de sa ville et ses quinze ans d'alternative.

D'emblée, un souffle d'émotion parcourait l'arène devant la beauté du décor, la qualité de la musique et des chants, la présence des anciennes Reines d'Arles et la connexion immédiate avec son public quand le Maestro est rentré sur le sable vêtu de vert.

Juan Bautista ne s'est pas facilité la tâche en affrontant six toros d'encastes différents dont la plupart ne sont pas reconnus pour leur collaboration avec le torero.

D'ailleurs, seuls trois exemplaires ont servi et le torero a usé de recours pour rendre intéressant les six combats.


Au cours de son quatrième grand défi important de sa temporada 2014, l'Arlésien a démontré qu'il traverse une période de maturité et de plénitude professionnelle. En toréant avec art les bons toros et en trouvant les recours devant les moins malléables pour en tirer quelques résidus et alimenter son tableau des oreilles.

Juan Bautista a choisi d'ouvrir ce solo par un Puerto de San Lorenzo bien dans le type Lisardo. Après une activité marquée face à la cavalerie, le brave est exigeant à la muleta et le maestro livre une faena méritoire des deux mains avec de perdre un premier trophée au descabello, après une lame entière.

Le colorado de Yonnet, sorti en second, était désagréable pour le torero et n'a laissé aucune option. Là encore, le torero relève le défi avec brio en arrachant quelques passes à un toro qui s'intéressait plus à ses zapatillas qu'aux étoffes. 

Sortira ensuite en troisième position un Murube de San Mateo fort et charpenté. Après avoir fait chuté la cavalerie, le pupille du Niño de la Capea révèle rapidement sa classe et Juan Bautista peut s'abandonner pour dessiner une faena inspirée fondée sur le relâchement et le temple. La conclusion par recibir est exceptionnelle et la caste du toro, qui recevra une vuelta, retarde l'échéance pour refroidir le public. Deux oreilles tombent, et le rabo n'était pas loin...   

Le Français fera ensuite sur-jouer le tercio de piques au quatrième marque du fer d'Adolfo Martin. Trois rencontres du centre du ruedo devant un Albaserrada tardo mais qui brilla dans ses impacts face au picador. Dès le début de la faena, l'Adolfo opte pour l'option défensive et se retourne dangereusement sur le torero au terme de chaque muletazo. Juan Bautista accepte le combat avant de connaître des difficultés à la conclusion.

Le cinquième de La Quinta entre en piste sur la réserve et là encore, le maestro insiste pour mettre en valeur la bravoure du Buendia à la pique. Dans le dernier tiers, le pupille de la famille Conradi se déplace et se laisse faire, mais sort de chaque muletazo la tête haute par manque de race. Juan Bautista réalise une faena sérieuse conclue d'une entière pour recevoir un troisième trophée.

L'Arlésien avait conservé un toro de garantie pour conclure en beauté son encerona. Décidé à triompher, Juan Bautista connecte immédiatement avec son public en enchaînant deux largas avec des véroniques à genoux puis des chicuelinas. Le Domingo Hernandez confirme son potentiel sous le fer et le maestro banderille son second toro de la course après le San Mateo.

Le Français fait encore monté la température en débutant la faena à genoux avant de réaliser une prestation très danse. Avec des séries templées sur la droite. Et surtout, en livrant deux séries de naturelles tout en douceur avec verticalité et profondeur.

Conclusion par Luquesina et par un nouveau recibir d'anthologie porté au centre du ruedo.

Cette fois, le brave tombe rapidement, la liesse s'empare des tribunes et le palco offre le rabo. Peut-être pour compenser le troisième toro ou pour souligner la tarde aboutie du Maestro devant ces six toros...

 

Vidéo de Burladero.com


Arles 13 sep par burladero_es

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