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17/10/2014

Dans les coulisses de Madrid, la Mecque de la tauromachie.

taurodelta madrid,manuel martinez ericeVendredi 3 octobre, 13h.

Rendez-vous est fixé après le sorteo de la première corrida de la feria d’Otoño avec Manuel Martinez Erice, le patron de Las Ventas depuis une décennie et nouvel apoderado de Sébastien Castella.

Sorti des corrales, la traversée du callejon de Madrid fait remonter les milliers de moments d’histoire dans plaza la plus importante du monde depuis 1929. Certains y ont touché la gloire, d’autres la tragédie.


 

En entrant dans les bureaux de Taurodelta, la timidité vous gagne quand vous croisez le patriarche des « Choperita » et leur associé « Tonio » Matilla, les deux poumons de la planète taurine.

On salut également les représentants d’Ivan Fandiño et Finito de Cordoba qui se croisent dans les bureaux pour recevoir leur solde pour la corrida du soir.   

Humble, avenant, le maître des lieux vous met immédiatement à l’aise avec une gentillesse déconcertante. Heureux d’accorder son premier entretien à la presse française pour évoquer sa nouvelle collaboration avec Castella pour qui il nourrit des ambitions sans limite.

Ce quadra rempli d’entregent est pourtant l’héritier de la famille taurine la plus puissante au monde depuis un demi-siècle.

Le nouvel apoderado du Biterrois rappelle d’ailleurs "qu’il est de la quatrième génération de professionnels dans la fameuse famille Chopera. Mon arrière-grand père a lancé l’empresa et son fils a mené la famille au sommet taurin. Ensuite, mon père José Antonio Martinez Uranga s’est séparé de Manolo Chopera qui a dirigé de nombreuses arènes françaises ». 

Au cours de la dernière procédure d’adjudication, les « Choperita » ont ouvert les portes de l’empresa familiale aux deux autres empresas les plus puissantes au monde : Simon Casas et « Tonio » Matilla.  

Manuel Martinez Erice justifie d’abord cette collaboration par la « nécessité de diviser l’organisation de la longue temporada madrilène (plus de 60 spectacles) en différents département alors qu’avant, les impresarios faisaient un peu tout. De la programmation des cartels, au choix des toros, en passant par le commercial ou les relations presse ».

Progressivement, son père lui a confié plus de responsabilité et l’association avec deux autres puissances permettait de conserver les rênes de Madrid tout en « renforçant notre candidature et en se protégeant des attaques extérieures dans un contexte compliqué au niveau économique et relationnel avec les toreros ». 

Aujourd’hui, les « Choperita » se félicitent du fonctionnement de ces arènes qui ont vu sortir Sébastien Castella à trois reprises par la grande porte.

L’empresa assure que « cette collaboration s’est mise naturellement en place depuis trois ans sans diviser les responsabilités entre chacun. Dès le mois de janvier, on commence à monter ensemble la Feria et les choses se font facilement avec ces deux grands professionnels taurins. Leur apport est très important pour Madrid ».

Après les tensions du passé, quand Simon Casas voulait faire valoir sa victoire face à ses nouveaux associés devant les Tribunaux, les relations semblent au beau fixe et Manuel Martinez Erice rend hommage au Français. « Simon est particulièrement attiré par la dimension culturelle. Il a surtout cette capacité à prononcer de beaux discours tant il est convaincu par ce qu’il dit. Personnellement, j’en serai incapable ».

La porte se ferme. Rendez-vous est pris pour partager la prochaine corrida de Sébastien Castella pour la San Isidro dans La Mecque depuis les coulisses.

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