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17/10/2014

La revanche des grandes familles sur les figuras.

entretien manuel martinez erice,entretien apoderado sebastien castella,entrevista manuel martinez ericeDepuis un demi-siècle, le business taurin, est dominé en coulisse par trois grandes familles (« casa ») de professionnels avec les Chopera, divisés maintenant en deux branches, les Matilla et les Lozano. S’invitent également deux VIP que sont la famille Canorea, empresa de Séville et Simon Casas dont l’activité ne cesse de se développer (apoderado de plusieurs toreros et empresa à Nîmes, Valencia, Zaragoza, Mont-de-Marsan via Marie Sara, Alicante, Granada …).

Dans ce mundillo, les affaires ont souvent fonctionné avec fluidité. Chacun détenait ses arènes, ses ganaderias et ses toreros. Les échanges fonctionnaient à plein et l’argent coulait à flot avec des tribunes qui se remplissaient et des télés qui multipliais les diffusions de corridas.

Les crises conjoncturelles ont toujours existé au sein du mundillo quand quelques toreros comme Manolete, El Cordobes ou José Tomas, ont voulu augmenter leurs émoluments et réduire la rentabilité des « taurinos ».

 

Mais le point critique a été atteint depuis cinq ans. El Juli, en patron de l’escalafon, a dirigé d’une main ferme la confrérie des figuras pour créer le G10 en incitant les toreros à s’émanciper des « taurinos » historiques. Pour s’unir à des apoderados indépendants afin d’augmenter leurs cachets. José Tomas et Sébastien Castella ont été les seuls à refuser à entrer dans la danse. Et ils ont été visionnaires.


 

Car avec la crise économique, les ventes de billets ont chuté et la présence des télés s’est faite plus rare. Résultat : tout une économie mise à mal avec une guerre ouverte entre toreros et empresas dans une période où l’union aurait été de mise.

Après le fiasco du G10, El Juli et quatre de ses compagnons ont tenté cette année avec le G5 de faire un putsch sur les arènes de Séville en boycottant la Feria et demandant aux propriétaires de virer la famille Canorea.

Nouveau fiasco avec une temporada catastrophique dans la belle andalouse et des toreros malmenés par les aficionados et une partie de la presse. Morante de la Puebla et Manzanares ont bénéficié de leur dimension artistique pour s’en sortir sans trop de dommages.

Mais Talavante a été marginalisé et Perera s’est sorti miraculeusement  de l’échafaud en ouvrant deux fois la grande porte à Madrid au printemps.

 

Largement critiqué, El Juli, en leader des indépendantistes, vient de renier ses convictions pour confier sa carrière à Luis Manuel Lozano, l’héritier de cette « casa de taurinos ».

Manuel Martinez Erice se félicite de la situation qu’il considère comme « une forme de victoire pour les familles traditionnelles de professionnels taurins. On revient enfin dans la normalité après cinq années anormales ».

 

Les aficionados peuvent l’espérer car l’union sacrée est nécessaire pour offrir des spectacles de qualité en période de crise et d’attaque des anti-taurins. Pendant ce temps, Sébastien Castella doit esquisser un sourire en se reposant sur une plage paradisiaque. Cette rupture provoquée par El Juli lui offres de belles perspectives pour le futur sur le yacht des « Choperita ».

 

 

 

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