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20/10/2014

Entretien Miguel Angel Perera Midi Libre Nîmes 2/2

Aentrietien miguel angel perera, entrevista miguel angel pereraprès avoir essuyé des critiques avec le G10 puis le G5, faire l’unanimité chez les aficionados et les critiques doit vous réjouir ?

 

Je le répète, 2014 est vraiment une saison incroyable ou j’ai amené mon toreo à un niveau très élevé. L’essence de ma tauromachie reste identique, mais je m’entraîne tous les jours avec la ferme volonté de continuer ma progression.

Avec la maturité et l’expérience, je me sens apaisé et cela se ressent dans le ruedo. Ensuite, il est évident de se sentir valorisé à la fois par les professionnels, l’aficion et la presse. Mais, rien ne peut remplacer les sensations et le plaisir que je ressens devant le toro.  

 

Vous semblez rentrer dans des terrains extrêmes avec beaucoup de sécurité et de tranquillité…

 

J’ai toujours torée dans des terrains très compromis car je m’y sens très à l’aise. J’y vois les choses très clairement. Mais ce n’est en rien une nouveauté. Je dois cependant reconnaître que j’éprouve un sentiment de plénitude qui me motive pour persévérer et progresser.


« L’oreille d’Or », qui récompense le numéro de la temporada, vous est déjà promise. Ce trophée vous permettrait-il d’oublier les refus d’oreilles des présidences de Bilbao ou Ronda qui vous ont durement châtié dernièrement ?

 

Sûrement pas. Chaque palco prend ses décisions en son âme et conscience. Recevoir ce type de prix n’est pas une obsession, même si je reconnais que je serais fier de le recevoir. Mon objectif n’est pas de remplir des lignes statistiques mais de donner du plaisir au public.

 

Pourquoi organiser ce seul contre six dans les arènes de Nîmes ce samedi ?

 

Nîmes est une arène très spéciale. Un théâtre unique. C’est l’endroit idéal pour réaliser ce type de geste. Ce public me plaît et j’ai vécu dans ce ruedo des corridas très importantes.

Quand on a informé l’empresa avec mon apoderado que nous voulions faire ce seul contre six dans cet amphithéâtre, Simon Casas s’est montré enchanté.  

 

Pour les solos, les toreros préfèrent s’annoncer devant différentes ganaderias. Pourquoi toréer six toros de Jandilla ?

 

Mes précédents seuls contre six se sont réalisés face à différents élevages. Mais, cette fois, j’ai voulu combattre six Jandilla car c’est une des meilleures ganaderias actuelles comme je l’ai prouvé lors de ma grande faena de Bilbao.

Huit ou neuf toros ont été préparés spécifiquement pour cette corrida avec un trapio un brin supérieur aux habitudes de cette plaza. Il est difficile de croire que sur les six toros, quelques uns ne vont pas servir… 

 

Quels souvenirs conservez-vous de votre prestation d’envergure pour Pentecôte à Nîmes ?

 

Les toros de Victoriano del Rio avaient cette transmission qui permet de connecter avec le public. Ils m’ont permis de toréer « a gusto » et j’ai pu effectuer de bons quites à la cape et tirer plus séries de très bonnes qualités à la muleta. Surtout de la main gauche.  

 

Vous succédez dans cet exercice particulier du seul contre six à des toreros comme José Tomas, Paco Ojeda, Nimeño II ou El Juli qui ont écrit de belles pages d’histoire à Nîmes…

 

Je suis parfaitement conscient de l’énorme responsabilité que suppose ce solo. Maintenant, je suis dans la meilleure période de ma carrière. Je désire juste que les Jandilla produisent le jeu nécessaire pour me permettre de réaliser une corrida qui reste gravée dans les mémoires.

 

Vous allez torée six corridas en sept jours au moment de ce solo. N’est-ce pas un défi trop ambitieux au niveau physique et mental ?

 

C’est une évidence que cela requiert un effort physique très important. Mais, je me suis préparé en conséquence et je me sens à 100% de mes capacités.  

Réalisé par STEPHAN GUIN

09:43 Publié dans Entretiens | Commentaires (0) |  Facebook | |

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