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30/04/2015

Cayetano Ortiz « Ces six corridas seront un tremplin pour l’avenir »

PORTRAIT ORTIZ ALTERNATIVE.JPGEntretien Midi Libre ce jour

Avant le Festival de samedi, le Biterrois est motivé pour surmonter les difficultés que connaissent tous les jeunes toreros en début de carrière.

Estimez-vous avoir réussi vos débuts dans la catégorie suprême en 2014 ?

 

Je pense avoir prouvé mes capacités l’an dernier pour faire face aux responsabilités devant les toros de quatre ans. Pour mon alternative d’Istres, j’estime avoir relevé le challenge malgré la pression de l’événement et la présence au cartel de deux monstres comme Joselito et Morante.

J’ai coupé ma première oreille et avec un brin de réussite, j’aurai ouvert la grande porte. A Béziers, je suis sorti « a hombros » pour mon premier paseo comme matador de toros dans les arènes. Là aussi, le vent et les difficultés proposées par les Torrestrella m’ont permis de démontrer mon envie et mes qualités.

Ces deux oreilles m’ont valu de remporter le trophée de la meilleure estocade de la Feria et le Prix spécial Midi Libre. 

 

Et pourtant la temporada s’est terminée par une déception : la perte de votre apoderado…

 

J’entretiens toujours d’excellents rapports avec Denis Loré mais il avait d’autres projets que poursuivre notre collaboration. Après plusieurs années de retraite, il a décidé de faire son retour dans les ruedos en 2015.

A ce jour, je n’ai pas trouvé d’apoderado mais je garde toute ma motivation pour lutter et me faire une place dans l’escalafon. 


 

Quelle a été votre préparation cet hiver ?

 

Je suis retourné en Espagne où je me suis préparé avec mon ami Paco Ureña qui est un matador de toros expérimenté. A Séville, on a alterné préparation physique, toreo de salon mais également des tientas dans des ganaderias andalouses.

J’ai notamment réalisé plusieurs tentaderos chez Gavira et Lola Domecq. Ces deux derniers mois m’ont permis de retrouver un bon rythme d’entraînement au campo. 

 

Le Festival de samedi sera un test pour valider cette préparation ?

 

Sept matadors de toros français participeront à l’édition 2015. Il revêt une importance particulière car il se déroule en début de temporada et les professionnels taurins seront attentifs à nos performances.

Je l’aborde avec beaucoup d’ambition car il marque le début de ma saison. Et il ne faut jamais négliger l’importance de se produire dans une arène de première catégorie. Même au cours d’un Festival taurin sans habit de lumières.  

 

Surtout que 2015 s’annonce difficile en terme de paseos…

 

Je préfère positiver car j’ai déjà six contrats signés pour cette année en plus du Festival de samedi. C’est un facteur de motivation important. En France, je serai reconduit pour la Feria de Béziers et je serai de la corrida des vendanges de Boujan au côté de Tomas Cerqueira.

J’ai également quatre cartels en Amérique du Sud. Je traverserai l’Atlantique à deux reprises pour me produire au Pérou les 7 et 9 juillet, puis les 15 et 16 septembre. 

 

Où trouvez la force pour s’entraîner au quotidien dans un marché très fermé aux nouveaux toreros ?

 

Quand on prend l’alternative, on sait parfaitement qu’il est difficile pour les jeunes toreros de se frayer un chemin dans les Ferias. Le marché fonctionne à base d’échanges entre empresas et apoderados.

Il faut s’armer de patience et avoir énormément d’aficion comme moi pour ne jamais baisser les bras. J’ai la chance d’avoir ces opportunités qui sont une source de motivation pour aller m’entraîner tous les matins.

Evidemment, mon retour à Béziers sera la date clé de ma temporada. Mais ces six corridas sont autant d’objectifs pour faire de 2015 un tremplin qui me permette de séduire un apoderado et intégrer toutes les grandes ferias françaises en 2016.

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