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14/06/2015

Entretien Castella en trois volets: Béziers et la France… (2/3)

entretien sebastien castellaRetrouvez pendant trois jours l'entretien complet pour Midi Libre de Sébastien Castella dans Midi Libre la semaine dernière. Ce soir, il sera à 18h30 pour l'inauguration du nouveau Musée taurin à Béziers

Pourquoi venir deux fois à Béziers alors que la rumeur annonçait un seul paseo ?

 

La raison est simple. Je fête mes quinze ans d’alternative et je voulais toréer deux fois dans mes arènes. C’est mon public, ma ville. C’est une façon de remercier les Biterrois qui m’ont toujours soutenu car dès que je torée dans une arène, je retrouve toujours un aficionado de Béziers.

Je crois que les derniers résultats donnent raison à Robert Margé. Je suis dans deux beaux cartels avec Perera et Mendoza face aux Jandilla puis Bautista et Manzanares face aux Garcigrande.   

 

Vous revenez régulièrement vous entraîner au campo dans la région cette année. Pourquoi ?

 

J’ai toujours fait les choses au feeling et actuellement, je ressens le besoin de me rapprocher de mon aficion. C’est pour cela que je serai présent pour l’inauguration du nouveau musée taurin le 15 juin et je ferai le maximum pour venir aux journées taurines cette année.

 

 


 

 

On travaille d’ailleurs avec Robert Margé et la Mairie pour organiser un Festival de grande envergure en fin de temporada à Béziers. 

 

L’exclusion de certaines Ferias françaises Nîmes, Dax, Mont-de-Marsan…) vous a déçu et énervé ?

 

Je me suis déjà exprimé sur ce sujet. Je suis évidemment déçu pour le public, et personnellement, je regrette beaucoup de ne pas plus toréer en France. Ces empresas n’ont pas été visionnaires et auraient du regarder dans la boule de cristal ! C’est dommage mais c’est ainsi.

Les arènes resteront en place pour longtemps et je serai présent de nombreuses années encore. On aura donc l’occasion de se retrouver dans l’avenir. 

 

Vous faites preuve de diplomatie, ce qui n’est pas habituel chez vous !

 

Je regrette juste que les empresas françaises ne fassent pas suffisamment attention à leur torero. Quand un matador comme moi porte haut les couleurs de la France partout dans le monde, ils devraient-être capable de dialoguer.

J'ai bien conscience que je suis une personne compliquée mais il y a toujours moyen de trouver un terrain d’entente. Car je comprends parfaitement les contraintes économiques et de programmation.

 

Je ressens profondément l’envie de toréer dans mon pays. Car j’ai construit ma carrière en France avant de m’imposer en Espagne. En triomphant partout et en coupant des oreilles et des queues dans toutes les arènes.

Les professionnels oublient que je vis en Espagne mais que je suis Français. Je l’ai toujours revendiqué. Il faut que les empresas se comportent bien avec tous les toreros du pays.  

 

Après Bayonne le 6 septembre, il se murmure que vous reviendrez à Nîmes pour donner l’alternative à Andres Roca Rey aux Vendanges ?

(rires) Je ne sais pas du tout si je serai présent à Nîmes même si l’envie est évidemment là.

Si on se met d’accord avec Simon Casas, je sera le premier pour venir dans ces arènes qui comptent beaucoup pour moi.  

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