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22/11/2016

Entretien Tomas Cerqueira hier dans Midi Libre

entretien tomas ceruqueira, entrevista tomas cerqueiraCerqueira parie sur le Mexique pour se relancer  

Parti en terres aztèques depuis quelques jours, Tomas Cerqueira affiche ses espoirs pour le futur. 

Quel bilan tirez-vous de cette temporada 2016 avec un seul paseo en habit de lumières à Boujan?

J’ai été déçu de ma corrida à Boujan. C’est une arène qui me tient particulièrement à cœur car j’ai été à la création de cette corrida des Vendanges en 2014 et j’ai proposé à Cayetano Ortiz de la faire en mano a mano l’année suivante.

Mais la temporada a été très difficile avec le manque de paseo et je n’ai pas maintenu mon niveau de 2014 et 2015. Un cumul de petites choses personnelles et professionnelles l’expliquent et la chance m’a rarement accompagné au sorteo pour me retrouver complètement.

Mais j’ai tiré les enseignements de cette situation pour repartir plus fort. 

La mort dans l’arène de Victor Barrio le 9 juillet à Teruel vous a également touché…

La disparition d’un compagnon de cartel m’a beaucoup affecté. C’est un torero de ma génération que j’ai eu l’occasion de saluer quand on s’entraînait sur Salamanca.

Cela a rappelé aux aficionados et aux professionnels que malgré les progrès de la médecine, on pouvait réellement mourir sur le sable. Les derniers coups de corne gravissimes ont été surmontés et cette tragédie nous a tous fait redescendre sur terre.

Même les toreros avaient perdu le « respect » des cornadas ces dernières années. Mais pour devenir une figura du toreo, il faut passer au-dessus de ce risque et l’accepter.


 

Pourquoi s’installer au Mexique pour y faire la temporada ?

Je veux persévérer jusqu’au bout pour réaliser mon rêve de devenir un torero important. S’expatrier au Mexique est une solution.  Je vais y rester l’essentiel de la saison car l’ancien matador de toros Français, Michel Lagravère, et le Maestro  Mexicain Manolo Martinez le fils d’une des plus grandes figuras du pays, ont décidé de m’apoderer.

Ils m’ont permis de commencer ma préparation dès mon arrivée avec une tienta à Merida et je vais multiplier les tentaderos dans le campo charro. Cette semaine, je vais même toréer mon premier Festival où je serai directeur de lidia.

Je suis très heureux de retourner dans ce pays qui m’a permis de relancer ma carrière quand j’étais novillero. Je vais tout faire pour que l’histoire se répète comme matador de toros. 

Des corridas sont déjà signées au Mexique ?

J’ai un premier paseo en habits de lumières le 25 décembre où je me produis au côté de Michelito et El Galo (fils de Michel Lagravère et plus jeune matador de toros de l’histoire) et deux rejonadors devant des toro de Celia Barbabosa au cours d’une « corrida charra ».

D’autres dates sont déjà programmées en 2017 où je commencerai le 15 janvier. Il faut rester longtemps dans ce pays en débutant dans les pueblos avant d’accéder aux grandes arènes. C’est ainsi que je me suis présenté de novillero à Mexico en 2010, la plus grande arène du monde.

Si les succès sont au rendez-vous, les aficionados et les professionnels savent le valoriser quand tu reviens en Europe.

 Et en France, quels sont vos objectifs ?

Même si je vais passer l’essentiel de 2017 au Mexique, je serai ravi de revenir toréer en France. Notamment à Béziers où j’aimerais célébrer mes cinq ans d’alternative devant mon aficion.

Pour l’instant, la seule certitude est sur la corrida des vendanges à Boujan où je reviendrai pour une corrida « charra », un spectacle où les toreros sont habillés en costume Mexicain comme à Chateaurenard.

Michelito, le torero franco-mexicain sera également au cartel de Boujan avec moi.

Ensuite, si je triomphe au Mexique, pourquoi ne pas confirmer mon alternative à Madrid si Simon Casas m’accorde sa confiance ?

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