Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

02/01/2017

Les Victorino Martin enfin de retour à Béziers

VICTORINO MARTIN BEZIERSPapier Midi Libre de la semaine dernière

Depuis plusieurs années, le mundillo taurin (clubs taurins, commission taurine, fédération des clubs, presse) réclame de concert le retour des toros de Victorino Martin à Béziers. Jusqu’ici, Robert Margé s’était refusé à modifier la structure de sa Feria pour laisser place aux Albaserradas de Caceres, pourtant le meilleur élevage des trente dernières années.

Alors que la commission taurine  (CTEM) l’attendait de pied ferme mercredi dernier, l’empresa biterroise a rapidement éteint les critiques des éventuels belligérants en rappelant son investissement en faveur de l’école taurine et les novilladas sans picador déficitaires.


VICTORINO MARTIN BEZIERSMais surtout, il a officialisé que Miura et Victorino Martin seraient au cartel de la Feria 2017. Soit les deux ganaderias toristes de référence des campos espagnols.

Enfin, diront à juste titre ses opposants ! Les Victorino étant absent depuis un quart de siècle et un Richard Milian, Victor Mendes, El Fundi du 2 juillet 1992. Une éternité.

Inutile de présenter la ganaderia du sorcier de Galapagar, tant Victorino Martin brille depuis plusieurs décennies. Après l’indulto de « Belador » en 1982, l’élevage est devenu la référence à Madrid. Avec la grâce de Cobradiezmos en avril dernier à Séville par Manuel Escribano, Victorino a été définitivement consacré comme LE grand ganadero actuel.

Autre confirmation de Robert Margé. Pour compléter ces deux grandes affiches toristes, ses toros feront l’impasse sur Béziers après une performance décevante en 2016.

L’empresa refuse d’officialiser les deux élevages pour les corridas de figuras. Mais difficile d’imaginer l’absence des Nuñez del Cuvillo, une ganaderia qui a brillé cette temporada et dont le propriétaire est proche de Robert Margé (il construit son élevage espagnol avec ce bétail).

Pour la 4ème corrida, les paris restent ouverts.

Choisir un élevage adoré des figuras comme Garcigrande, Daniel Ruiz ou Victoriano del Rio ?

VICTORINO MARTIN BEZIERSOu opter pour l’idée lancée par Midi Libre (édition 24 octobre) avec un élevage « intermédiaire » type Fuente Ymbro pour accentuer la coloration toro brave.

Ou mieux, Alcurrucen, pour proposer aux aficionados quatre « encastes » (origines de toros) en quatre jours.

Avec les Domecq de Cuvillo, les Nuñez d’Alcurrucen, les Albaserrada de Victorino Martin et les Miura ?

Ce choix permettrait de donner du relief à la programmation des élevages.

Reste encore la nécessité de créer des évènements pour redresser la fréquentation des arènes. Devant la Commission taurine, des chiffres ont été évoqués par l’empresa (-18% de billeterie pour une moyenne comprise entre -15 et -20% dans les autres arènes françaises).

Le challenge n’est pas aisé car les stars de l’escalafon hésitent souvent à s’exposer au cours du sprint estival où ils multiplient les paseos. Comme toujours, Robert Margé se mure dans le silence et les premières rumeurs viendront des campos espagnols cet hiver via les éleveurs et les apoderados.

La concurrence pour les six postes (au maximum si Castella ne double pas et qu’un mano a mano n’est pas organisé) sera féroce. Talavante, Roca Rey, Castella et Juan Bautista semblent incontournables. Pour compléter, on peut parier sur le retour de Manzanares (triomphateur à Madrid) ou Enrique Ponce, le successeur de Castella comme lauréat de l’Oreille d’Or.

VICTORINO MARTIN BEZIERSL’empresa appréciant le principe de la corrida mixte, on imagine facilement les débuts de Lea Vicens qui a terminé en tête de l’escalafon des cavaliers et qui surfe sur un large engouement du public.

Les surprises pour créer un évènement pourraient donc venir des deux corridas toristes.

En mettant des stars (Midi Libre évoquait un mano a mano Castella Juan Bautista le 24 octobre) au cartel plutôt que des spécialistes comme Manuel Escribano, Curro Diaz ou Paco Ureña ?

Ou en offrant une première à Béziers et un seul contre six Miura de Rafaelillo ?

Le torero et son entourage ne cachent pas leur intérêt pour un tel évènement dans une arène emblématique pour les Miura. Cela ferait du triomphateur de la Feria 2016 le 8ème torero en un siècle et demi d’histoire à s’enfermer avec six fauves de Zahariche.

Un bel évènement de faire de Rafaelillo le successeur de Joselito El Gallo, Antoñete, Joaquin Bernardo, Espartaco, Padilla, Castaño (le seul organisé en France à Nîmes) et Ferrera…

SG

victorino martin beziers

victorino martin beziers

victorino martin beziers

Écrire un commentaire