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02/04/2017

ENTRETIEN AVEC CARLOS OLSINA

1.JPGEntretien Midi Libre dimanche dernier

"Une dizaine de novillada après mes débuts à Béziers" 

Rencontré sur son lieu d’entrainement à Gerena (Séville), le novillero biterrois détaille sa préparation et nourrit des ambitions importantes pour l’avenir.

Après avoir conjugué études de haut niveau et novillada sans picador, vous avez décidé de vous investir totalement dans la tauromachie…

Est arrivé le moment où la passion a pris le dessus sur le reste. Après prépa HEC, j’étais pris à l’ISC Paris mais j’ai préféré me consacrer totalement au toreo car le compromis avec une inscription en 3ème année de sciences économiques ne permettait un entraînement correct et les toros me manquaient.

J’ai eu la chance que Robert Margé m’ait apporté son aide. Il m’a proposé de descendre une semaine dans sa finca en Andalousie où j’ai tienté à deux reprises chez Avé Maria. A mon arrivée, il a demandé à Manuel Escribano de s’occuper de moi et je me suis entrainé avec lui pendant plusieurs semaines.

Le Maestro, son banderillero, Antonio Manuel Punta, et sa famille se sont pris d’affection pour moi. Du coup, j’ai énormément appris à leurs côtés.

Quel était votre quotidien à Gerena, cette ville très taurine proche de Séville ?

A mon arrivée en octobre, j’ai terminé mes journées épuisé pendant deux mois. On débutait à 8h le matin pour terminer le soir à 21h. Robert Margé et Manuel Escribano voulait me tester pour savoir si jamais vraiment l’envie de devenir torero.


Il me prenait systématiquement avec lui en tentadero que ce soit chez Juan Pedro Domecq ou Victorino Martin. J’ai énormément appris de ce très grand maestro et il croit en mes capacités pour devenir torero (NDLR : Escribano l’a confirmé à Midi Libre au moment de l’entretien publié samedi). 

Depuis janvier, vous êtes revenu à Gerena dans la célèbre pension taurine de la famille La Quinta…

Après un retour pour les fêtes sur Béziers, je suis redescendu pour me préparer avec Thomas Dufau et Andy Younes. Je vis 100% toros. Je me réveille le matin avec Toros TV, au retour de l’entraînement on déjeune devant les retransmissions et quand je rentre après la nuit après ma séance de toreo de salon avec Manuel Escribano, on dîne toujours devant Toros TV !

Cela me permet maintenant d’apprendre de deux matadors aux styles très différents. 

Robert Margé sera votre apoderado ?

Non. Il a été très clair car il n’a pas le temps de s’occuper d’un torero au quotidien avec les arènes de Béziers et ses élevages en France et en Espagne. Robert va m’aider pour me mettre dans le circuit des grandes Ferias françaises voire en Espagne dans des arènes comme Valencia ou Zaragoza.

Mais la difficulté est d’effectuer une année de rodage dans des plazas de moindre catégorie avant de se présenter dans ces Ferias. Escribano m’a présenté Hipolito et le contact s’est très bien passé avec moi puis Robert Margé.

C’est un ancien banderillero de Paquirri qui a torée plus de 1.800 corridas. Il a voulu me voir dans une tienta chez Prieto de la Cal puis en toréant de salon. Et je l’ai convaincu.

Quels sont les principaux progrès réalisés en cinq mois ?

Déjà, on s’immerge dans ces tauromachie andalouse, son côté poétique et romantique, ce qui influence votre « sentiment » dans l’expression du toreo. Je sais ce que je dois à l’école taurine de Béziers et Philippe San Gillen que je remercierai en l’intégrant à plusieurs reprises dans ma cuadrilla.

Mais j’ai franchi un cap énorme au niveau technique ce qui rend les choses plus faciles pour s’adapter et résoudre les difficultés de chaque toro.  

De même, j’ai appris à toréer à la cape ce que je ne savais pas faire dans le passé. Physiquement, je me sens beaucoup plus fort car s’entraîner avec Manuel Escribano est un défi au quotidien. Il est pire qu’un sportif de haut niveau avec du travail en côte, avec des cônes, des exercices chronométrés.

Les séances physiques débutaient à 9h pour se terminer à 16h. Sans avoir commencé encore le toreo de salon ! 

Aujourd’hui, la préparation se fait surtout avec Thomas Dufau …

En effet, on court 10 à 15 kilomètres le matin, fait souvent du vélo et on marche 1h30 tous les jours pour se détendre les muscles avant l’entrainement spécifique. C’est un torero très fin qui m’apporte beaucoup.

Je considère comme mon grand frère. Ensuite, le soir, je rejoins Manuel Escribano dans la salle du golf pour des séances de toreo de salon. 

Comment se présente cette temporada 2017 ?

J’ai une première sans piquée près de Grenade et différentes courses dans des pueblos mais le moment phare sera mon premier paseo à Séville pour le « certamen » en juillet avant de débuter avec picador à Béziers le 15 août.

Je devrais toréer une bonne dizaine de novilladas en Espagne après la Feria notamment à Peralta, Arganda et la Peza et mon apoderado envisage des échanges au Mexique cet hiver. Selon les premiers résultats, mon apoderado verra si je rentre dans le circuit des grandes ferias dès 2018 ou si on poursuit avec une année supplémentaire de rodage. 

Stéphan GUIN

 

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